LE JEÛNE

Chez l'Etre Humain, comprendre pourquoi nous faisons les choses semble être le point de départ d'une mise en action. 
Ici, nous allons tenter de vous expliquer les mécanismes et ses bienfaits du jeûne.
 

"Les yeux sont pour le monde extérieur de que le jeûne est pour le mon intérieur"
                                                                                                                              Gandhi

Tout savoir sur la pratique et les bénéfices du jeûne allié à la randonnée.

Baisse de vitalité, fatigue et maladies chroniques, surcharges alimentaires, obésité, stress en excès, vie sédentaire, dépressions, corps de plus en plus encrassé de toxines dûes à un mauvais métabolisme digestif… Et si on jeûnait !
 

Un peu d'histoire

Le jeûne n’est pas une une mode créée par les "temps modernes". Depuis des siècles, le jeûne se pratique dans les cultures et les religions des peuples du monde entier. Il est également observé dans le monde végétal et animal. Jeûner est un processus naturel dicté par la nature.
Le Docteur Lützner explique dans son livre Le Jeûne L'enfant qui a de la fièvre repousse toute nourriture (...) Le Chien malade se blottit dans sa niche et ne mange rien durant des jours . Ceux qui sont malades font instinctivement ce qu'il faut : ils jeûnent "


Dans les différentes civilisations, les règles relatives à l’alimentation et qui prescrivent un renoncement limité dans le temps aux aliments sont nombreuses.
Nous pouvons remonter à 6 siècles avant J.C. pour trouver des informations sur le rapport au jeûne. 
Tout d'abord dans l'hindouisme , le jaïnisme hindou, mais aussi dans le bouddhisme où le jeûne, d'une autre manière, joue un rôle important.
Siddhârta Gautama utilisa le jeûne comme voie pour atteindre l'illumination et devenir le Bouddha.

Des jeûnes précèdent des intronisations, des adoubements de chevalerie, des initiations tibétaines, indiennes, égyptiennes bien sûr, celtes, mayas. On retrouve des traces évidentes dans la Bible et aussi dans la pensée indienne.

 

Au Japon, dans le shintoïsme, le jeûne sert  à se purifier intérieurement durant la préparation des actes de culte.

 

Les Hounza, un peuple des confins des hautes vallées de l’Himalaya central vivant pratiquement isolé du reste du monde, n’avait pas toujours de quoi nourrir ses habitants pendant toute l’année, et en attendant que l’orge soit mûre, il jeûnait pendant des semaines tout en travaillant. Il ne connaissait pas la maladie et la vie quotidienne des [I]Hounza [/I]n’obéissait qu’à des principes naturels.

 

[B][I]L’Islam[/I][/B] aussi connaît le jeûne religieux. Au VIIème après JC, le Coran s’est révélé à Mohammed, paix et salut sur lui, après un jeûne. Actuellement, le mois de jeûne du Ramadan (qui signifie retrouver la paix en soi-même) rappelle ce fait. C’est ainsi que le croyant démontre à Dieu son dévouement mais aussi la discipline et la conscience dans la foi. Le jeûne comme l’aumône représentent deux des cinq grands piliers de l’Islam. À ceux-ci s’ajoutent la prière, la profession de foi et le pèlerinage.

 

[B]En Occident[/B], le jeûne est également un élément essentiel de la pratique religieuse. Dans la Grèce Antique, le jeûne était rituellement pratiqué pendant les mystères éleusiniens en honneur à Déméter, dieu de la fertilité. Nous savons que Sénèque et Cicéron renoncèrent aux aliments afin d’augmenter leurs rendements intellectuels.

 

Le jeûne est profondément enraciné dans le milieu [B][I]judéo-chrétien[/I][/B]. Moïse a jeûné pendant quarante jours sur le Mont Sinaï. Pednant quarante jours,  Jésus jeûna et pria dans le désert. Durant la période de jeûne avant Pâques, les chrétiens se rappellent la passion du Christ. Les prêtres de l’Église mettent en évidence les effets favorables du jeûne sur le corps et l’âme. C’est aussi à ce moment-là que l’être humain s’ouvre à ses semblables. La charité fait partie de la tradition chrétienne pendant le jeûne. Ce que le jeûneur aurait dépensé ce jour-là pour sa nourriture devrait être offert aux pauvres. Cependant, il est fréquent qu’une autre facette du jeûne soit la mortification du corps. De cette manière, l’homme prétend réprimer son appétit et devenir plus humble.

 

Dans [B][I]le judaïsme[/I][/B], le jeûne s’étale sur six jours répartis tout au long de l’année. Le plus connu et important est Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon. Dans l’Eglise orthodoxe, l’on observe quatre périodes de jeûne durant plusieurs semaines échelonnées sur l’année. Ce n’est que dans les dernières décennies que les chrétiens évangéliques ont redécouvert le jeûne comme expérience spirituelle volontaire.

 

[LARGE]Médecins et guérisseurs étudient le jeûne[/LARGE]

 

Parallèlement au jeûne religieux, les effets du jeûne médical ont aussi fait l’objet d’études.

 

Les êtres humains et les animaux partagent la même prédisposition physiologique au jeûne. Depuis très longtemps, des médecins et guérisseurs en ont observé les capacités. Leurs expériences ont permis de formuler des théorèmes comme le démontrent les exemples suivants :

 

[B]- Le médecin grec Hippocrate (vers 460-375 avant JC)[/B] affirmait à propos du jeûne: [I]«Il faut être mesuré en tout, respirer de l'air pur, faire tous les jours des soins de la peau et de l'exercice physique et soigner ses petits maux par le jeûne plutôt qu'en recourant aux médicaments.»[/I]

 

- Six cents ans après, [B]le médecin romain Claude Galien (131-201 après JC)[/B], fondateur de la pathologie sur l’humeur, prescrivait le jeûne comme thérapie afin de maintenir l’équilibre entre les humeurs et le corps.

 

-Dans son œuvre principale, [B]le médecin et investigateur perse Avicenne (980-1038 après JC)[/B] exposait les conséquences les plus importantes du jeûne sur la santé. Il avait une méthode particulière, qui consistait à prescrire, dans de nombreux cas de maladies, trois semaines de jeûne.

 

[B]- Hildegarde Von Bingen (1098-1179 après JC)[/B], religieuse bénédictine, naturopathe, recommandait de renoncer à la nourriture afin de traiter quarante maladies différentes comme une espèce de « panacée »[LINK=#_ftn2]\[2][/LINK]- Au XVIème siècle, [B]le médecin Paracelse ([/B][B]1493-1541)[/B] met l’accent sur le terme d’Archaeus ou « médecin intérieur », qui dirige l’autorégulation du corps et qui est activée par le jeûne.

 

[B]- Friedrich Hoffmann (1660-1742)[/B], médecin de famille du premier Roi de Prusse, écrivit un livre sur le jeûne, « Wie man schwere Krankheit durch Mäsigung und Fasten kurieren kann » (Comment soigner des maladies graves par la modération et le jeûne) et utilisa les cures de sérum de lait.

 

[LARGE]Le jeûne médical[/LARGE]

 

[B]A partir du XIX[/B], de plus en plus de médecins et chercheurs se consacraient à étudier les effets du jeûne. La décodification de la physiologie du jeûne et le développement du jeûne traditionnel constituent la pierre angulaire de la reconnaissance de cette forme de traitement en médecine naturelle. À partir de ce moment, le jeûne est redécouvert et utilisé comme thérapie pour les maladies chroniques et la prévention de pathologies.

 

Grâce à plusieurs médecins et réformateurs sanitaires d’Europe et des États-Unis, le jeûne a connu une renaissance.

 

- Le premier jeûne expérimental de longue durée, surveillé et rigoureusement contrôlé par des commissions médicales fut entrepris par un médecin anglais, [B]le Dr. Tanner, à New York, en 1880.[/B] A l'époque, l'enseignement officiel dans les facultés de médecine affirmait qu'il était impossible pour l'homme de s'abstenir de nourriture. En peu de jours, la mort devait fatalement arriver. Henri Tanner s’est soumis à un jeûne de quanrante-deux jours dans le Medical College de New York. Les convictions jusqu'alors bien établies au sujet du jeûne en furent ébranlées et on se mit à étudier la question de plus près. Le Dr. Tanner entreprit par la suite de nombreux jeûnes jusqu'à sa mort en 1919, à l'âge de 91 ans. Il avait l'habitude de proclamer [I]que "la cure de jeûne était la vraie cure d'eau de Jouvence".[/I]

 

[B]- En Allemagne,[/B] [B]Sebastian Kneipp (1821-1897)[/B] recommandait tout spécialement le jeûne dans le cas de maladies infectieuses aiguës.

 

[B]- Le médecin américain Edward Hooker Dewey (1840-1904)[/B] est l’auteur du livre « [I]Le Jeûne qui guérit-La méthode des deux repas » (The No-Breakfast Plan and the Fasting Cure)[/I], qui eut un grand écho dans toute l’Europe. Il explique : [I]« Le cœur tire un grand profit du jeûne. Car, pendant le jeûne, il ne dépense que cinquante pourcents de son énergie. La raison en est que les cellules faibles disparaissent et leur nombre diminue : seules restent les cellules saines et fortes. Ainsi, le débit sanguin diminue progressivement, soulageant l’activité du cœur. Le passage du sang dépourvu de nutriments dans le cœur est d’un grand repos pour ce dernier. » [/I]Le docteur ajoute par la suite :[I] « Nul n’ignore que pendant le jeûne, la circulation sanguine est purifiée des gaz, des acides et autres toxines dont l’élimination revitalise le cœur et renouvelle son énergie, ce qui lui permet de pomper le sang d’une manière plus pure et plus saine. »[/I]

 

[B]- Herbert Shelton, disciple de Dewey[/B], a fondé le mouvement hygiéniste "Natural Hygiene", une [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_non_conventionnelle]médecine non conventionnelle[/LINK] qui prône l'autoguérison, le [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Crudivorisme]crudivorisme[/LINK], le [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Je%C3%BBne]jeûne[/LINK] et la [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Naturopathie]naturopathie[/LINK].

 

[B]- À la fin du XIXème siècle, le médecin autrichien Franz Xaver Mayr (1875-1965)[/B] devenait célèbre. Il développa une méthode de dépuration intestinale dans laquelle il prescrivait autant le jeûne à base d’infusion qu’une diète avec du lait et du pain blanc.

 

- En Allemagne, au commencement du XXème siècle, Dewey exerçait une influence sur [B]les médecins Siegfried Möller, et Gustav Riedlin[/B], en faveur du jeûne. [B]Otto Buchinger[/B] était proche de ceux-ci. Il guérit aussi bien de son rhumatisme articulaire aigu (avec Riedlin) que de son problème biliaire chronique (avec Möller) durant des cures de jeûne sous leur surveillance. Le Dr. Otto Buchinger se fit une place dans l’histoire du jeûne médical avec le développement de la méthode du jeûne thérapeutique. Aujourd’hui, le jeûne thérapeutique fait partie de la médecine intégrative. Ses disciples [B]Heinz Fahrner et Helmut Lützner[/B], de même que les médecins des cliniques Buchinger, ont poursuivi son œuvre. En 1986, la Ärztegesellschaft Heilfasten und Ernährung (ÄGHE), (Association Médicale Jeûne et Nutrition) est fondée. Elle se consacre à la recherche et à la divulgation du jeûne thérapeutique. « L’Europäische Gesellschaft für Naturheilverfahren » (ESCNM : Association Européenne pour la Médecine Naturelle), créée en 1996, poursuit le même objectif.

 

Le jeûne n’est pas une invention des temps modernes. Depuis des milliers d’années, le jeûne se pratique dans les religions et les cultures de tous les continents. A ses origines, le jeûne servait en général à des fins métaphysiques : la purification de l’âme, la pénitence, la dépuration, l’éclaircissement spirituel ou la rédemption sont le noyau du jeûne rituel ou religieux.

 

Sa pratique signifiait la renonciation totale ou partielle tant aux aliments qu'aux boissons. Aussi, le mot allemand [I]fasten[/I] (jeûner) trouve son origine dans le mot gothique “fastan” qui signifie aussi bien s’en remettre, observer que veiller. Le renoncement volontaire est propre au jeûne, le contraire serait souffrir de faim.

 

[LARGE]Le jeûne, une tradition dans les religions et civilisations[/LARGE]

 

Le jeûne constitue généralement une partie importante de la pratique religieuse. Dans les différentes civilisations, on retrouve beaucoup de règles relatives à l’alimentation et qui prescrivent aux croyants un renoncement, limité dans le temps, aux aliments.

 

Dans [B][I]l’hindouisme[/I][/B], en plus du devoir de manger des repas sains et purs, se priver de la nourriture est aussi exigé. Dans le jaïnisme hindou, fondé au VIème siècle avant JC, l’âme doit se purifier par le jeûne et la méditation.  Le jeûne joue un rôle important dans le bouddhisme aussi. Le fondateur religieux Siddhârta utilisa le jeûne comme voie pour atteindre l’illumination et devenait ainsi le Bouddha (l’Illuminé). À l’inverse du [B][I]jaïnisme[/I][/B], le [B][I]bouddhisme[/I][/B] garde l’équilibre entre le plaisir et l’ascétisme. Des jeûnes précèdent des intronisations, des adoubements de chevalerie, des initiations tibétaines, indiennes, égyptiennes bien sûr, celtes, mayas; on retrouve des traces évidentes dans la Bible et aussi dans la pensée indienne.

 

Au Japon, dans le [B][I]shintoïsme[/I][/B], le jeûne sert  à se purifier intérieurement durant la préparation des actes de culte.

 

Les [I]Hounza[/I], un peuple des confins des hautes vallées de l’Himalaya central vivant pratiquement isolé du reste du monde, n’avait pas toujours de quoi nourrir ses habitants pendant toute l’année, et en attendant que l’orge soit mûre, il jeûnait pendant des semaines tout en travaillant[I], [/I]Il ne connaissait pas la maladie et la vie quotidienne des [I]Hounza [/I]n’obéissait qu’à des principes naturels.

 

[B][I]L’Islam[/I][/B] aussi connaît le jeûne religieux. Au VIIème après JC, le Coran s’est révélé à Mohammed, paix et salut sur lui, après un jeûne. Actuellement, le mois de jeûne du Ramadan (qui signifie retrouver la paix en soi-même) rappelle ce fait. C’est ainsi que le croyant démontre à Dieu son dévouement mais aussi la discipline et la conscience dans la foi. Le jeûne comme l’aumône représentent deux des cinq grands piliers de l’Islam. À ceux-ci s’ajoutent la prière, la profession de foi et le pèlerinage.

 

[B]En Occident[/B], le jeûne est également un élément essentiel de la pratique religieuse. Dans la Grèce Antique, le jeûne était rituellement pratiqué pendant les mystères éleusiniens en honneur à Déméter, dieu de la fertilité. Nous savons que Sénèque et Cicéron renoncèrent aux aliments afin d’augmenter leurs rendements intellectuels.

 

Le jeûne est profondément enraciné dans le milieu [B][I]judéo-chrétien[/I][/B]. Moïse a jeûné pendant quarante jours sur le Mont Sinaï. Pednant quarante jours,  Jésus jeûna et pria dans le désert. Durant la période de jeûne avant Pâques, les chrétiens se rappellent la passion du Christ. Les prêtres de l’Église mettent en évidence les effets favorables du jeûne sur le corps et l’âme. C’est aussi à ce moment-là que l’être humain s’ouvre à ses semblables. La charité fait partie de la tradition chrétienne pendant le jeûne. Ce que le jeûneur aurait dépensé ce jour-là pour sa nourriture devrait être offert aux pauvres. Cependant, il est fréquent qu’une autre facette du jeûne soit la mortification du corps. De cette manière, l’homme prétend réprimer son appétit et devenir plus humble.

 

Dans [B][I]le judaïsme[/I][/B], le jeûne s’étale sur six jours répartis tout au long de l’année. Le plus connu et important est Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon. Dans l’Eglise orthodoxe, l’on observe quatre périodes de jeûne durant plusieurs semaines échelonnées sur l’année. Ce n’est que dans les dernières décennies que les chrétiens évangéliques ont redécouvert le jeûne comme expérience spirituelle volontaire.

 

[LARGE]Médecins et guérisseurs étudient le jeûne[/LARGE]

 

Parallèlement au jeûne religieux, les effets du jeûne médical ont aussi fait l’objet d’études.

 

Les êtres humains et les animaux partagent la même prédisposition physiologique au jeûne. Depuis très longtemps, des médecins et guérisseurs en ont observé les capacités. Leurs expériences ont permis de formuler des théorèmes comme le démontrent les exemples suivants :

 

[B]- Le médecin grec Hippocrate (vers 460-375 avant JC)[/B] affirmait à propos du jeûne: [I]«Il faut être mesuré en tout, respirer de l'air pur, faire tous les jours des soins de la peau et de l'exercice physique et soigner ses petits maux par le jeûne plutôt qu'en recourant aux médicaments.»[/I]

 

- Six cents ans après, [B]le médecin romain Claude Galien (131-201 après JC)[/B], fondateur de la pathologie sur l’humeur, prescrivait le jeûne comme thérapie afin de maintenir l’équilibre entre les humeurs et le corps.

 

-Dans son œuvre principale, [B]le médecin et investigateur perse Avicenne (980-1038 après JC)[/B] exposait les conséquences les plus importantes du jeûne sur la santé. Il avait une méthode particulière, qui consistait à prescrire, dans de nombreux cas de maladies, trois semaines de jeûne.

 

[B]- Hildegarde Von Bingen (1098-1179 après JC)[/B], religieuse bénédictine, naturopathe, recommandait de renoncer à la nourriture afin de traiter quarante maladies différentes comme une espèce de « panacée »[LINK=#_ftn2]\[2][/LINK]- Au XVIème siècle, [B]le médecin Paracelse ([/B][B]1493-1541)[/B] met l’accent sur le terme d’Archaeus ou « médecin intérieur », qui dirige l’autorégulation du corps et qui est activée par le jeûne.

 

[B]- Friedrich Hoffmann (1660-1742)[/B], médecin de famille du premier Roi de Prusse, écrivit un livre sur le jeûne, « Wie man schwere Krankheit durch Mäsigung und Fasten kurieren kann » (Comment soigner des maladies graves par la modération et le jeûne) et utilisa les cures de sérum de lait.

 

[LARGE]Le jeûne médical[/LARGE]

 

[B]A partir du XIX[/B], de plus en plus de médecins et chercheurs se consacraient à étudier les effets du jeûne. La décodification de la physiologie du jeûne et le développement du jeûne traditionnel constituent la pierre angulaire de la reconnaissance de cette forme de traitement en médecine naturelle. À partir de ce moment, le jeûne est redécouvert et utilisé comme thérapie pour les maladies chroniques et la prévention de pathologies.

 

Grâce à plusieurs médecins et réformateurs sanitaires d’Europe et des États-Unis, le jeûne a connu une renaissance.

 

- Le premier jeûne expérimental de longue durée, surveillé et rigoureusement contrôlé par des commissions médicales fut entrepris par un médecin anglais, [B]le Dr. Tanner, à New York, en 1880.[/B] A l'époque, l'enseignement officiel dans les facultés de médecine affirmait qu'il était impossible pour l'homme de s'abstenir de nourriture. En peu de jours, la mort devait fatalement arriver. Henri Tanner s’est soumis à un jeûne de quanrante-deux jours dans le Medical College de New York. Les convictions jusqu'alors bien établies au sujet du jeûne en furent ébranlées et on se mit à étudier la question de plus près. Le Dr. Tanner entreprit par la suite de nombreux jeûnes jusqu'à sa mort en 1919, à l'âge de 91 ans. Il avait l'habitude de proclamer [I]que "la cure de jeûne était la vraie cure d'eau de Jouvence".[/I]

 

[B]- En Allemagne,[/B] [B]Sebastian Kneipp (1821-1897)[/B] recommandait tout spécialement le jeûne dans le cas de maladies infectieuses aiguës.

 

[B]- Le médecin américain Edward Hooker Dewey (1840-1904)[/B] est l’auteur du livre « [I]Le Jeûne qui guérit-La méthode des deux repas » (The No-Breakfast Plan and the Fasting Cure)[/I], qui eut un grand écho dans toute l’Europe. Il explique : [I]« Le cœur tire un grand profit du jeûne. Car, pendant le jeûne, il ne dépense que cinquante pourcents de son énergie. La raison en est que les cellules faibles disparaissent et leur nombre diminue : seules restent les cellules saines et fortes. Ainsi, le débit sanguin diminue progressivement, soulageant l’activité du cœur. Le passage du sang dépourvu de nutriments dans le cœur est d’un grand repos pour ce dernier. » [/I]Le docteur ajoute par la suite :[I] « Nul n’ignore que pendant le jeûne, la circulation sanguine est purifiée des gaz, des acides et autres toxines dont l’élimination revitalise le cœur et renouvelle son énergie, ce qui lui permet de pomper le sang d’une manière plus pure et plus saine. »[/I]

 

[B]- Herbert Shelton, disciple de Dewey[/B], a fondé le mouvement hygiéniste "Natural Hygiene", une [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_non_conventionnelle]médecine non conventionnelle[/LINK] qui prône l'autoguérison, le [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Crudivorisme]crudivorisme[/LINK], le [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Je%C3%BBne]jeûne[/LINK] et la [LINK=http://fr.wikipedia.org/wiki/Naturopathie]naturopathie[/LINK].

 

[B]- À la fin du XIXème siècle, le médecin autrichien Franz Xaver Mayr (1875-1965)[/B] devenait célèbre. Il développa une méthode de dépuration intestinale dans laquelle il prescrivait autant le jeûne à base d’infusion qu’une diète avec du lait et du pain blanc.

 

- En Allemagne, au commencement du XXème siècle, Dewey exerçait une influence sur [B]les médecins Siegfried Möller, et Gustav Riedlin[/B], en faveur du jeûne. [B]Otto Buchinger[/B] était proche de ceux-ci. Il guérit aussi bien de son rhumatisme articulaire aigu (avec Riedlin) que de son problème biliaire chronique (avec Möller) durant des cures de jeûne sous leur surveillance. Le Dr. Otto Buchinger se fit une place dans l’histoire du jeûne médical avec le développement de la méthode du jeûne thérapeutique. Aujourd’hui, le jeûne thérapeutique fait partie de la médecine intégrative. Ses disciples [B]Heinz Fahrner et Helmut Lützner[/B], de même que les médecins des cliniques Buchinger, ont poursuivi son œuvre. En 1986, la Ärztegesellschaft Heilfasten und Ernährung (ÄGHE), (Association Médicale Jeûne et Nutrition) est fondée. Elle se consacre à la recherche et à la divulgation du jeûne thérapeutique. « L’Europäische Gesellschaft für Naturheilverfahren » (ESCNM : Association Européenne pour la Médecine Naturelle), créée en 1996, poursuit le même objectif.

Le jeûne est une méthode traditionnelle remontant à toutes les anciennes civilisations « Quand le corps est chargé d’humeurs impures, faites-lui supporter la faim : elle dessèche et purifie » disait Hippocrate. Les grandes médecines traditionnelles l’ont toujours utilisé en préventif ou curatif.
On l’observe aussi dans le règne animal, « jeûner » c’est une méthode de vie prescrite par la nature » nous dit le Dr Lützner (l’animal malade jeûne spontanément et se met au repos). Il en est ainsi de nos chers enfants qui de façon naturelle et instinctive ne réclament pas de nourriture. Notre médecin intérieur en est le chef d’orchestre.

Pourquoi jeûner ?

Aujourd’hui notre rythme de vie, nos habitudes alimentaires, nos pensées, nos conflits, notre environnement créent souvent la maladie. Notre corps en surcharge ne peut plus répondre et la maladie s’installe. Le jeûne est un moyen de stimuler le processus d’auto-guérison. L’organisme en jeûne se désintoxique, se régénère et rajeunit. Ce travail s’opère aux niveaux physique, mental, émotionnel et spirituel.

Physiologie du jeûne
En permettant un repos digestif (avec pour conséquence une économie d’énergie), notre corps va devoir puiser dans ses propres réserves. Animé par cette énergie supplémentaire notre organisme va s’employer à l’élimination sélective des toxines. Toutes les énergies sont alors détournées vers l’entretien de la vie pour l’épuration des humeurs (ce sont tous nos liquides : sang, lymphe, liquide intra et extra cellulaire…), l’élimination des toxines, le renouvellement cellulaire, et la recharge des énergies.

Par quel moyen ? L’autolyse
Le terme « autolyse » vient du grec signifiant perte de soi-même. Il s’agit d’un processus d’auto digestion, de digestion intracellulaire. C’est un processus d’auto-nettoyage sélectif de l’organisme en parallèle duquel se produit une élimination accrue des toxines qui encombrent habituellement l’organisme. Processus nécessaire pour nourrir le corps lorsque celui-ci est privé de nourriture, cette manifestation de la force vitale est auto-guérisseuse, ce processus est inscrit dans l’hypothalamus de tous les mammifères.


Que se passe-t-il pendant un jeûne ?
Le corps en plein travail d’élimination, quelques manifestations (ou crises curatives) peuvent apparaitre. Bien gérées et bien accompagnées, elles se vivent sans difficulté. Le jeûne commence toujours par une préparation (descente alimentaire) puis vient le jeûne lui-même et enfin la reprise alimentaire. En règle générale : 1 semaine de préparation pour une semaine de jeûne suivies d’une semaine de reprise alimentaire. Pratiqué hors de chez soi, le jeûne peut être vécu comme une retraite. En se coupant de ses habitudes on s’accorde un temps de pause propice à la réflexion. Accompagné et soutenu par l’énergie du groupe, c’est une expérience facile et unique à vivre.

N’attendez pas, testez le jeûne par vous-même et retrouvez un meilleur tonus physiologique et psychologique.


Avertissement :
Les auteurs de ce texte ne pourront être tenus pour responsable de la mauvaise interprétation de ces écrits, pour une automédication nullement conseillée ou pour une mauvaise application des conseils sans suivis thérapeutique ou médical.

Les stages de Jeûne et Randonnée sont des séjours de jeûne Détox / Bien-être qui s’adressent à des personnes en bonne santé.

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